Woods avec brouillard
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Quelques événements marquants...

Quelques repères historiques pour comprendre les différentes périodes qui ont influencé le développement de l'île.

1534

Jacques Cartier longe l'île, mais n'y aborde pas. C’est lors de son 2e voyage en Amérique du Nord en 1535 qu’il nomme l’île d’Anticosti « l’île de l’Assomption » en l’honneur de cette fête du 15 août (fête religieuse chrétienne).

1680

Concession de l'île d'Anticosti en seigneurie par le gouverneur Frontenac et l'intendant Duchesneau à Louis Jolliet. Jolliet reçoit l’île et les îles Mingan en reconnaissance de ses nombreuses explorations et découvertes. Il établit un poste de pêche à Anticosti et un poste de traite de fourrure à Mingan.

1690

L’amiral Phipps et sa flotte s'emparent de la barque de Jolliet à Anticosti et font prisonnières sa femme Claire Bissot et sa belle-mère, Marie Couillard. En 1692, deux autres navires anglais détruisent les établissements de Mingan et de l'île d'Anticosti. Louis Jolliet décède en 1700.

14 novembre 1736

Naufrage du navire La Renommée à la pointe sud de l’île.

1763 à 1825

Au cours des deux cents années qui suivent la mort de Louis Jolliet en 1700, l’île connaît plusieurs propriétaires. Parmi ceux-ci, on compte les six enfants de Jolliet. Entre la conquête (1763) et la confédération (1867), Anticosti est terre-neuvienne pendant 27 années; elle passe ensuite au Bas-Canada pendant 50 ans, pour ensuite relever pendant 27 ans du Canada-Uni. Après 104 ans, l’Île est placée sous l’autorité territoriale de la province de Québec.

1828-1899 

On compte 138 naufrages sur les côtes de l'île durant cette période.

Novembre 1828

Le vaisseau Granicus s'échoue sur la partie est de l'île; les 30 passagers et membres d'équipage se réfugient près de la baie au Renard (Fox Bay); ils se nourrissent à même les provisions du navire échoué.

1831

Construction du 1er phare de l’île à la pointe Sud-Ouest au coût de 33 820$. Élévation de 91 pieds (28 m).

1835

Construction du 2e phare de l’île à la Pointe aux Bruyères à l'extrémité de la pointe est de l'île au coût de 25 135$. Élévation de 91 pieds (28 m), il reçoit sa lumière seulement 14 ans plus tard.

1858

Le « feu » de la Pointe-Ouest s’ajoute au réseau de phares du Saint-Laurent et devient le troisième à être construit sur l’île, au coût de  50 000$. Élévation de 112 pieds (34m), escalier intérieur de 120 marches et 8 étages.

La compagnie Forsyth attire des colons par un projet de développement diversifié en pêcheries, mines et coupes forestières et elle y établit ses quartiers. La population résidante passe à plus de 500 personnes, avec des gens venus surtout d’Acadie ou de Terre-Neuve.

1872

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Une autre compagnie, cette fois britannique, The Governor and Company of the Island of Anticosti, acquiert l’île vers ces années. Elle tente de susciter l’intérêt, entreprend la colonisation des lieux et y installe son représentant. Plusieurs familles de Madelinots, de Gaspésiens ou de Nord-Côtiers sont attirés par ces annonces de grands développements.

1880

Acquisition de l’île par le Français Henri Menier, célèbre roi du chocolat, industriel d’avant-garde. L’île connaît un développement sans précédent. Henri Menier, le gardien du phare de la Pointe-Ouest à l’époque, rebaptise English Bay pour Baie-Sainte-Claire, en l’honneur de sa mère, Claire-Henriette-Clémence Gérard.

Décembre 1895

1905

Inauguration de la villa Menier; le gouverneur général du Canada, Lord Grey, y participe.

L’exploitation de la forêt anticostienne s’amorce avec l’installation de scieries mobiles pour la construction des villages. Un premier inventaire des ressources forestières est commandé à la Lumber Sales Corporation de New York et marque une nouvelle étape. Des investissements notables sont réalisés pour la production de bois de pulpe (pâte à papier). L’industrie forestière se développe autour de la Baie Ellis (aujourd’hui Port-Menier). On construit la maison des ingénieurs ainsi que des camps pour loger les travailleurs forestiers. Le lac Saint-Georges est aménagé pour la retenue des billots et le canal pour leur acheminement au « moulin des écorceurs ».

1908

Vente de l’île à un consortium de papeteries, l’Anticosti Corporation, suite aux événements depuis la mort de Menier et un intérêt moindre de la succession pour cette entreprise d’envergure. Période la plus mouvementée de l’industrie forestière, qui devient la raison première de l’achat de l’île. Port-Menier prend des allures de boom town. La population de l’île subit une augmentation exponentielle passant de 600 à 3000 personnes environ. Il y a tant de gens qu’on ne sait plus où les loger.

L’Anticosti Corporation investit dans une mécanisation du chargement du bois dans les bateaux. L'Anticosti corporation devient la Consolidated Paper Corporation Limited.

1926

époque se terminant en

1931

1967

La Consolidated Paper Corporation Limited devient la Consolidated Bathurst.

1974

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Alors que l’île n’a plus que sa forêt pour industrie principale, on apprend que «la Consol» vend son domaine anticostien au gouvernement du Québec. La vocation du vaste territoire change avec le nouvel acquéreur.

1983

Les habitants deviennent propriétaires de leur maison. Ils ajoutent leur touche personnelle.

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